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Chirurgie thoracique

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How Long Is a Transurethral Catheter Necessary in Patients Undergoing Thoracotomy and Receiving Thoracic Epidural Analgesia?
Literature Review
Cédrick Zaouter, MD, MSc, and Alexandre Ouattara, MD, PhD

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Commentaire de Cédrick Zaouter :

La rétention urinaire postopératoire (RUPO) est une complication fréquente après une chirurgie. Étonnamment, une revue récente de la littérature montre que l’incidence de la RUPO possède une variation très large de 5% à 70%(1). Cet éventail si large pourrait être expliqué par deux facteurs principaux. Tout d’abord, par le fait que la concentration des anesthésiques locaux injectés dans l’espace péridural au cours des 20 dernières années a diminué significativement(2). L’autre raison pourrait être la méthode utilisée pour diagnostiquer la RUPO. Lorsque le volume de la vessie est déterminée par palpation, Il a été démontré que dans presque 50% des cas il existe une surestimation importante par rapport à son évaluation sonographique(1). Ainsi, une méthode échographique peut réduire de manière significative le un taux de faux positif et donc de sondages vésicales inutiles.

Selon les résultats d’une revue de la littérature exhaustive, la RUPO imputable à une analgésie péridurale serait de l’ordre de 14,7%(1). Cette incidence englobe des enquêtes employant une analgésie péridurale lombaire et thoracique. Les segments L1-S4 innervent la vessie. Ainsi, on peut estimer que la présence d’un cathéter péridural lombaire soit majoritairement responsable d’un dysfonctionnement du tractus urinaire inférieur et donc d’une RUPO. Par conséquent, on pourrait considérer que si les études analysées employaient uniquement une analgésie péridurale thoracique haute l’incidence de RUPO serait inférieure. Cette hypothèse est confirmée par les résultats publiés dans notre revue. En effet, on a constaté que les analgésies avec cathéter péridural thoracique situé entre T3 et T8 ne semblent être imputable que de 5,5% des rétentions urinaires post chirurgie thoracique(3).

En conclusion, le message phare que cette revue de la littérature veut transmettre est que les sondes vésicales peuvent être retirées le lendemain d’une intervention chirurgicale thoracique bien qu’un cathéter péridurale thoracique soit présent. Cependant un contrôle échographique après ablation est nécessaire pour détecter si une RUPO s’est instaurée et réaliser un sondage vésicale seulement lorsque ce dernier est indispensable. Un retrait précoce de la sonde vésicale n’augmente pas l’incidence de la RUPO mais, en revanche, réduit considérablement le taux d’infection urinaire. Le retrait précoce d’une sonde trans-urétrale est d’une importance capitale car elle permet une mobilisation plus rapide et donc une récupération accélérée de nos patients(4).

  1. Baldini G, Bagry H, Aprikian A, Carli F. Postoperative urinary retention: anesthetic and perioperative considerations. Anesthesiology. 2009 May;110(5):1139-57. PubMed PMID: 19352147.
  2. Zaouter C, Kaneva P, Carli F. Less urinary tract infection by earlier removal of bladder catheter in surgical patients receiving thoracic epidural analgesia. Regional anesthesia and pain medicine. 2009 Nov-Dec;34(6):542-8. PubMed PMID: 19916208.
  3. Zaouter C, Ouattara A. How Long Is a Transurethral Catheter Necessary in Patients Undergoing Thoracotomy and Receiving Thoracic Epidural Analgesia? Literature Review. Journal of cardiothoracic and vascular anesthesia. 2014 Oct 3. PubMed PMID: 25287748.
  4. Grocott MP, Martin DS, Mythen MG. Enhanced recovery pathways as a way to reduce surgical morbidity. Current opinion in critical care. 2012 Aug;18(4):385-92. PubMed PMID: 22710280.